L’assurance ubérisée ?

Tout le monde a peur de se faire Uberiser

dixit Maurice Levy dans La Tribune en décembre 2014.

Uberisation ? Vous vous souvenez ? Ce petit verbe tiré du nom de la société californienne Uber et qui faire peur à tout le monde, y compris aux assureurs et mutualistes.

L’uberisation peut-elle rattraper les assureurs et les mutuelles ?

La réponse est très certainement oui, comme tous les autres domaines. Le secteur des assurances et des mutuelles peut certainement se faire ubériser. Le risque ne vient toutefois pas d’un comparateur d’assurances et encore moins par un comparateur géré Google.

En effet, un comparateur d’assurances et de mutuelles a nécessairement besoin des assureurs pour exister. Anis, les relations entre les sociétés d’assurances, les mutuelles et les comparateurs  relèvent de partenariats négociés entre ces différents acteurs.

Pour Christophe Triquet, fondateur et Directeur général de LeComparateurAssurance.com, interviewé par La Tribune une ubérisation ressemble beaucoup plus à une OPA hostile du marché visé. En matière de comparaison d’assurance, le court-circuit n’est pas possible.

C’est pour rassurer les acteurs du marché de l’assurance que Google emploie des mots lourds de sens comme conseil et accompagnement dans ses relations avec les assureurs et autres mutuelles.

Un refus d’ubérisation par les assureurs et les mutuelles ?

Si les sociétés d’assurance et de mutuelles se font ubérisées par le comparateur de Google, c’est qu’elles auront été consentantes.

Probablement que Google aura réussi à persuader les acteurs du marché de l’assurance. Il y a probablement un mélange entre amour et haine entre les assureurs et mutuelles et le moteur de recherche dont les capacités de calculs fascinent.

Toutefois, rien ne dit que l’uberisation du secteur de l’assurance se fasse par Google. Les taxis n’ont pas vu arriver Uber.

Celui ou ceux qui vont uberiser le secteur de l’assurance ne sont peut-ils pas encore nés ?

On peut imaginer un système d’assurance mutuelle décentralisé.

Qu’en pensez-vous ?